Guide pour les parents · Toutes les classes
Le français, langue de l’école : aider son enfant quand on parle une autre langue à la maison
Créole, shimaoré, langue kanak, tahitien, arabe, portugais ou turc : dans beaucoup de familles, en outre-mer comme en métropole, l’enfant parle une langue à la maison et apprend en français à l’école. Parler deux langues n’est pas un frein. La difficulté est souvent ailleurs : comprendre le français de l’école, ses consignes et ses mots. Voici comment aider, même sans maîtriser soi-même le français.
1. Garder la langue de la maison
Continuez à parler à votre enfant dans la langue où vous êtes le plus à l’aise : raconter, expliquer, discuter, lire des histoires. Ce qu’une famille transmet dans sa langue, le vocabulaire, le raisonnement, le goût des histoires, sert aussi en français. Le CASNAV de Guyane, qui forme les enseignants à l’accueil des élèves dont le français n’est pas la première langue, le dit sans détour : ces compétences dans la langue maternelle « ne sont pas des freins mais des leviers pour l’apprentissage ». Apprendre deux langues en parallèle aide même l’enfant à mieux réfléchir sur la langue.
2. Le français de l’école, ce sont d’abord les consignes
Beaucoup d’erreurs ne viennent pas de la notion, mais d’une consigne mal comprise. Les mêmes verbes reviennent du CP au lycée ; les connaître change tout :
- Entoure, souligne, relie, complète : agir sur le document, sans rien écrire d’autre.
- Calcule : trouver le résultat, en écrivant le calcul.
- Justifie : écrire pourquoi, avec une règle, une propriété ou un calcul.
- Explique : dire comment ou pourquoi, avec ses propres mots.
- Compare : dire ce qui est pareil et ce qui est différent.
- Déduis : se servir de ce qu’on vient de trouver pour répondre.
- Décris : dire ce qu’on voit, sans donner son avis.
- Résume : redire l’essentiel, en plus court.
Un bon réflexe, à faire ensemble : avant de commencer un exercice, votre enfant vous dit, avec ses mots et dans la langue de son choix, ce qui est demandé.
3. Les mots des maths qui veulent dire autre chose
- La somme, la différence, le produit, le quotient : les résultats d’une addition, d’une soustraction, d’une multiplication et d’une division.
- « De plus que », « de moins que », « fois plus » : des comparaisons. « Trois fois plus » veut dire multiplier par trois, pas ajouter trois.
- « Chacun », « en tout », « le reste » : de petits mots qui décident de l’opération à faire.
- Le rayon, la hauteur, la face, le volume : des mots de tous les jours qui ont, en maths, un sens précis.
4. Aider sans tout savoir
- Faites-vous expliquer la leçon : c’est votre enfant qui enseigne, et c’est une excellente façon d’apprendre.
- Faites lire la consigne à voix haute, puis redire avec d’autres mots.
- Dix minutes par jour plutôt qu’une longue séance : le vocabulaire de l’école s’installe par la répétition.
- Gardez le contact avec l’enseignant : dites-le quand un mot ou une consigne pose problème à la maison.
5. Les aides de l’école
- Les élèves qui arrivent sans parler français peuvent être accueillis dans une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en plus de leur classe.
- Chaque académie a un CASNAV, le centre qui organise cet accueil et conseille les écoles et les familles.
- Pour les parents, le dispositif « Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants » propose, dans certains établissements, des cours de français gratuits et une découverte du fonctionnement de l’école. Renseignez-vous auprès de l’école ou du collège.
- En outre-mer, les langues régionales, dont les créoles, peuvent aussi s’enseigner à l’école.
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Le test de niveau gratuit : dix questions de la classe, un quart d’heure, un bilan question par question pour vous, sans compte. CP · CE1 · CE2 · CM1 · CM2 · 6e · 5e · 4e · 3e · seconde · première · terminale.
Pour l’outre-mer : La Réunion · Guadeloupe et Martinique.
Ce que fait l’application Cinq Marches
Elle est entièrement en français et ne traduit pas. Mais chaque question est courte et chaque erreur est expliquée : votre enfant travaille le français des consignes en même temps que la notion, une dizaine de minutes par jour. Quatorze jours d’essai, sans carte bancaire.
Guide signé par Cinq Marches, éditeur d’une application, qui le dit. Mis à jour le 4 novembre 2026. Sources : CASNAV de Guyane, « Quelques pistes de remédiations, d’exemples pour changer les idées reçues » (idées reçues 2 et 4) ; ministère de l’Éducation nationale, accueil des élèves allophones (UPE2A, CASNAV) ; dispositif « Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants », financé par les ministères de l’Intérieur et de l’Éducation nationale. Les autres guides.